| Sa Sainteté le Dalaï Lama inaugure le temple de Lérab Ling |
Le jeudi 21 août, peu avant 10 heures du matin, un avion s’est posé sur l’aérodrome de Millau-Larzac situé sur le plateau reculé du Larzac, dans le sud de la France. Parmi le petit groupe de passagers qui avaient pris cet avion à Nantes se trouvait Sa Sainteté le Dalaï-Lama. Le chef spirituel et temporel du Tibet entamait la dernière étape d’un tour de France de douze jours qui, depuis Paris, l’avait conduit à visiter les centres bouddhistes de Normandie et de Bretagne, puis à Nantes où il avait donné cinq jours d’enseignements et une conférence publique. Avant de retourner chez lui à Dharamsala, en Inde, il allait maintenant inaugurer l’un des plus grands temples bouddhistes d’Europe. Lorsque le Dalaï-Lama sortit de l’avion, Sogyal Rinpoché se trouvait là pour l’accueillir. En 1973, vingt-cinq ans plus tôt, Sogyal Rinpoché avait participé à l’organisation de la première visite du Dalaï-Lama en Occident. Quand le Dalaï-Lama avait atterri à Rome, seuls Rinpoché et Küngo Phala, l’un des plus anciens conseillers de Sa Sainteté, étaient présents pour l’accueillir sur la piste d’atterrissage. Au cours des années qui suivirent, alors que le Dalaï-Lama devenait l’une des personnalités spirituelles les plus reconnues et les plus respectées, Rinpoché l’invita à enseigner en Occident aussi fréquemment que possible. Chacun de ces événements fut exceptionnel, mais la visite de Sa Sainteté le Dalaï-Lama pour inaugurer le temple de Lérab Ling, le principal centre de retraite de Rigpa, est probablement le plus marquant de tous. À Lérab Ling, l’exaltation montait. Plus de deux mille personnes s’étaient alignées de part et d’autre de la route sinueuse qui mène du portail d’entrée au temple. Nombre d’entre elles avaient assisté à la première visite du Dalaï-Lama à Lérab Ling huit ans plus tôt, lorsqu’il avait donné un important enseignement bouddhiste et béni le site où se dresse maintenant le temple. Lorsque se répandit l’annonce de l’arrivée imminente des voitures du cortège officiel, un groupe de moines de Lérab Ling et du monastère Gyourmé Ling à Bir, en Inde, se mit en position, prêt à guider Sa Sainteté dans une procession rituelle jusqu’au temple. Mais tandis que la brise faisait ondoyer les drapeaux de prières nouvellement hissés tout du long de la route, et que les toits de cuivre du temple reluisaient sous l’éclat du soleil, la voiture de Sa Sainteté restait invisible. Le texte de cet article en entier se trouve dans le numéro de décembre 2008 de View, le Journal de Rigpa |

